Sébastien Maccagnoni-Munch

geek, photographe, danseur, musicien…

Firefox 4 vs Chromium : match (presque) nul

Lorsque Google a édité son navigateur Chrome ainsi que le navigateur libre Chromium sous-jascent, j’ai décidé d’essayer ce dernier. Il faut avouer que j’ai rapidement été conquis. Peu de perte de place, Javascript très rapide, de nombreux avantages par rapport à Firefox 3.

Il y a quelques jours, Firefox 4 est sorti, et dans un pur esprit libriste, j’ai décidé d’en faire mon navigateur principal au travail, sans même passer par une phase de test. Migration de mes marque-pages, changement des icônes dans mes interfaces, etc.

Malheureusement, j’en suis revenu. La principale raison de ma déception est double…

D’une part, Firefox 4 est beaucoup plus gourmand en mémoire que Chromium 10 : à utilisation égale (une dizaine d’onglets, navigateur ouvert pendant une semaine), Firefox utilise 2 Go de RAM, contre 1,2 Go pour Chromium.

D’autre part, lorsqu’une page devient très consommatrice de processeur ou de mémoire, c’est Firefox dans son ensemble qui se met à ramer, au point de m’empêcher de travailler. La page qui a bloqué Firefox 4 il y a 10 minutes est actuellement en train de charger dans Chromium, la page ne répond plus, je vais peut-être fermer l’onglet en question… mais je peux toujours terminer d’écrire cet article sur mon blog, dans un autre onglet de la même fenêtre du même navigateur !

Ensuite, il y a quelques aspects cosmétiques, celui qui m’a le plus dérangé est le suivant : Lorsque l’on déplace un onglet avec Chromium, le résultat est visuellement très abouti, l’onglet « suit » le curseur tout en restant dans la barre d’onglets ; lorsque l’on fait ce même déplacement d’onglet avec firefox, c’est une icône qui suit le curseur au pixel près, les onglets ne se déplacent pas « en live » dans la barre d’onglets, l’opération qu’on effectue est moins évidente « à l’œil ».

J’ai cependant constaté une nette amélioration par rapport à Firefox 3 : un visuel plus agréable, beaucoup moins de place à l’écran consommée (surtout quand on désactive la barre de menus, on se retrouve à quelque chose d’équivalent à ce qu’on avait avec TinyMeny), un Javascript beaucoup plus véloce. Mais la faculté de Chromium de réellement séparer les différents onglets dans des processus totalement séparés est maintenant pour moi une fonctionnalité majeure, qui permet d’éviter toute perte de temps potentielle liée à une page tierce… Un point d’amélioration majeur de Firefox, j’espère, qui me permettrait de retourner à ce superbe navigateur.